•  Considerable period of time. Les Etats-Unis guident le monde, derrière Janet Yellen qui va garder ses taux bas pour une Considerable period of time. Tous ceux qui croient que les marchés fonctionnent de manière efficiente, traitant en permanence et à la vitesse de l’éclair toutes les informations possibles, doivent se rendre à cette évidence. Les marchés savent d’autant mieux où ils vont qu’on les guide. Bien sûr, cette « loi » a deux limites :
    – la première, c’est que le guide doit être crédible, ce qui ne s’improvise pas,
    – la deuxième, c’est qu’il faut que le guide ne le soit pas trop, autrement on le suit les yeux fermés. Et quand on les ouvre, c’est trop tard. Toute référence à l’épisode Greenspan/subprime est bien sûr hors de propos.
  • Bleu APEC : La Chine persuade qu’elle dirige l’Asie et les émergents. La réunion de l’Apec s’ouvre à Pékin sous un ciel plus transparent, les usines ayant été priées d’arrêter leur activité (polluante). C’est le « bleu APEC ». Tout commence donc au mieux, le Japon parle (un peu) avec la Chine, Poutine parle aux autres, Obama dit souhaiter une Chine forte et pacifique. Pour tout cela, il faut des échanges plus importants et plus simples, et un leader régional incontesté. Les manifestations de puissance permettent la puissance.
  • Unanimous : la zone euro a bien compris que Mario Draghi est le chef. Après des rumeurs faisant état de tensions au sein de la Banque centrale européenne, l’intervention de Mario Draghi à la BCE s’est faite en répétant plusieurs fois la position unanimous des (autres) décideurs de la BCE. La BCE va donc augmenter la taille de son bilan (et l’euro baisse), acheter des papiers hypothécaires et des crédits aux PME. Tout baigne.
  • Réformer sans ralentir ? Oui il faut des réformes dans les marchés du travail (de la souplesse), des biens (de la souplesse), dans les structures publiques (de la souplesse). Mais chacun se demande alors, devant toutes ces réformes, ce qu’il peut devenir, s’il n’est pas assez souple ou atteint par le choc de simplification et cette réduction des dépenses qui se propage. On ne peut serrer partout, si on veut une certaine acceptation sociale, un peu de croissance et donc le reflux du risque de déflation. Pour cela, il faut du leadership anti-déflation (Draghi), un leadership pro-réformes et pro-dialogue social dans chaque pays, un euro plus faible et des lueurs d’espoir. Les 300 milliards de grands travaux promis par Bruxelles sont ainsi une étoile dans le ciel des réformes.
  • – 3 % : les entrepreneurs français prévoient de réduire leur investissement en 2015. Le moral n’est pas là parce que la demande interne n’est pas assez là, la demande externe oui mais pas assez pour compenser un autofinancement revu en baisse. Au fond, les entrepreneurs investissent plutôt parce qu’ils n’ont pas le choix, devant la montée des normes, des règles et des nouvelles technologies. Il va bien falloir des messages plus toniques.

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