En 2014, certaines entreprises ont engagé leurs premières initiatives liées au Big Data. Les plus avancées ont même pu en observer les premiers résultats. Cependant, l’adoption de nouvelles approches et de nouveaux modèles de coopérations au sein des organisations – prérequis indispensable à la démarche analytique – n’est pas encore évidente. Dans ce contexte, à quoi peut-on s’attendre en 2015 ?

« C’est en forgeant qu’on devient forgeron » : en matière de Big Data, comme dans d’autres domaines, la maîtrise s’acquiert par la pratique. L’expérimentation est donc aujourd’hui un passage recommandé pour la mise en œuvre de projets. Parce qu’on est encore en phase d’exploration des possibilités, et que chaque acteur dispose de données et d’objectifs distincts, le tâtonnement est inévitable. Il s’agit donc de procéder étape par étape, en commençant par des petits projets et en progressant de manière itérative. Le but est ensuite d’établir les retours sur investissements, de poursuivre les initiatives positives et d’écarter les cas sans réelle valeur ajoutée pour le business. Dans ce contexte, trois tendances prennent forme au sein des entreprises.

L’adoption de nouveaux modèles organisationnels

La démarche Big Data induit la mise en place, au sein des entreprises, de nouveaux modèles organisationnels plus agiles, plus collaboratifs et plus flexibles. Cette perspective va à l’encontre des schémas organisationnels classiques fondés sur des clivages entre les directions métiers et informatiques. Dès lors, l’évolution des modèles combinée à de nouvelles méthodologies de mise en œuvre constituent les premiers pas pour instruire une démarche Big Data.

Comment faire évoluer des modèles organisationnels historiques sans impacter la production quotidienne ? Quelle gouvernance et quels dispositifs adopter ?

Les préoccupations sont nombreuses autour de la gouvernance, de l’organisation et des process de mise en place du Big Data. Le Big Data apporte sans doute une rupture au niveau organisationnel qu’il convient d’appréhender. De nombreuses entreprises ont créé des entités Big Data dédiées. Cette tendance se renforce et insuffle un changement positif dans des organisations souvent contraintes par le fonctionnement en silos.

L’expansion des usages analytiques

Auparavant réservés aux experts, les usages de l’analytique connaissent un fort développement dans tous les métiers des entreprises. Cette expansion est portée par le désir de transformer des Data en connaissances, permettant notamment d’appuyer les prises de décisions. Le déploiement des approches Big Data induit inévitablement le développement de l’Analytics.

Le phénomène se répand dans tous les départements des organisations. Par exemple, les directions financières veulent récolter et croiser d’innombrables données du contrôle de gestion, de la comptabilité, des services achats, du marketing etc. Les analyses ainsi constituées permettent d’avoir une vision plus fine des leviers d’amélioration de la performance, et d’anticiper ou prévoir des événements. Les applications sont variées : analyse des risques, segmentation clients, rentabilité produit, management des ressources humaines, gestion du patrimoine…

Les usages analytiques se renforcent donc, portés par un courant Big Data et par des attentes de plus en plus fortes au sein des différents métiers de l’entreprise.

La gouvernance des données

Face à cette déferlante de données, les entreprises cherchent à définir un cadre maîtrisé. En interne, les lacunes dans le partage de la donnée ou le manque d’appropriation par les directions métiers sont autant d’écueils à surmonter. Les organisations prennent conscience de la nécessité de gouverner leurs données. Dans la pratique, elles se heurtent à la complexité de mise en œuvre d’une telle initiative. Comment et avec quels moyens (humains, techniques…) ? Quels objectifs ? Quelles méthodologies et quelles interactions avec les process en place au sein de l’entreprise ?

La gouvernance des données est une démarche encore récente pour de nombreuses organisations même si cette tendance se renforce durablement. Des rôles dédiés de Chief Data Officer (CDO) émergent le plus souvent soutenus par la création d’entités Data Management. Au-delà des rôles et des entités, la conduite du changement est fondamentale pour les organisations qui ont entamées cette démarche.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l’intégralité de notre étude Data & Analytics Trends 2015. Si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter.