En collaboration avec Anne-Claire Freudenreich, senior manager Deloitte Formation.

Si le jeu de rôle est davantage utilisé dans un but ludique ou thérapeutique, les simulations de situations professionnelles permettent aux protagonistes d’apprendre efficacement avec un taux de mémorisation plus élevé.

Régulièrement citées comme outil de recrutement, les simulations de situations professionnelles sont aussi un formidable instrument au service de la formation. Elles nécessitent une préparation et un investissement importants mais sont appropriées pour l’acquisition de compétences opérationnelles et de savoir-être professionnel.

De plus, ce type d’exercice est extrêmement pertinent s’il vise à transmettre des pratiques caractéristiques à l’organisation, réutilisables dans le temps et auprès d’une fonction répandue dans l’entreprise.

Les adultes constituent un public idéal pour les mises en situation

Les simulations de situations professionnelles correspondent davantage aux attentes des adultes, ce pour plusieurs raisons. Une fois le diplôme en poche, avec parfois plusieurs années d’expérience à leur actif, les participants sont assez peu désireux de se trouver de nouveau dans une dialectique « professeur/élèves ».

Le public adulte a besoin de percevoir l’utilité de l’apprentissage pour s’investir, c’est pourquoi il est généralement plus motivé par des tâches qui contribueront à son développement et par des situations réelles. Grâce aux précédentes expériences, l’adulte dispose de ressources préexistantes et est en mesure de prendre des décisions grâce à des choix éclairés, tout en étant conscient de ses responsabilités.

Une courbe d’apprentissage en forme V

Utilisées de nombreuses fois auprès de nos auditeurs, les simulations de missions nous ont permis d’observer avec acuité les phénomènes d’apprentissage lors des simulations de situations professionnelles. Comme nous l’avons souligné, il s’agit d’un dispositif assez lourd dans la mise en place, car il faut élaborer un scénario, des outils, prévoir une durée pouvant aller jusqu’à plusieurs jours selon la complexité des objectifs et mobiliser les intervenants pertinents. Dans les exercices que nous avons déployés, nous avons choisi de recourir à des professionnels et non à des formateurs, pour simuler l’expérience terrain la plus véridique possible, certains tiennent le rôle du client.

Au début, les participants partent confiants, certains que l’expérience sera réussie. Puis, ils font face à un premier échec, et leur taux de confiance chute, pour remonter progressivement durant la seconde partie de la formation, au fur-et-à-mesure de la montée en connaissances et en compétences. Par comparaison, une formation classique s’accompagne d’une courbe d’apprentissage très linéaire, en progression certes constante mais moins forte. Autre point important : on mesure que la rétention est meilleure avec la simulation de situation professionnelle. L’explication en est assez simple : il se trouve que l’apprentissage par l’expérimentation dans un contexte bienveillant est une expérience forte.

Aussi efficace qu’il soit, il ne faut pas vouloir recourir à ce type de formation « à tout prix ». Gardons en tête qu’une bonne formation est surtout le fruit d’une adéquation entre une population, un objectif et des moyens.

Si les enjeux de la formation professionnelle vous intéressent, n’hésitez pas à nous contacter ou à visiter notre site dédié.