En collaboration avec Philippe Burger

La compétitivité est une notion large, désignant la capacité d’une entreprise à maintenir et accroître ses parts de marché face à la concurrence. Pour se situer au top en la matière, de nombreux facteurs entrent en ligne de compte : financement, R&D et innovation, environnement réglementaire, fiscal et social, achats, performance industrielle, supply chain, etc. Notre étude menée avec l’Usine Nouvelle sur ce sujet montre que plus des trois quarts des entreprises françaises interrogées s’estiment compétitives. Et à leur sens, trois leviers prioritaires y contribuent, à savoir le capital humain, la maîtrise des processus et l’innovation.

Les marges brutes des entreprises baissent depuis une quinzaine d’années, et pourtant, les dirigeants que nous avons interrogés restent optimistes. En plus d’être 78 % à considérer leur entreprise comme compétitive, 55 % prévoient qu’elle le sera encore davantage l’an prochain.

On observe donc une tendance positive (+13 % sur trois ans), qui semble confirmer que les mesures prises pour renforcer la compétitivité des entreprises françaises ont des effets concrets et espérés à court terme. On peut en effet supposer qu’il s’agit là des suites d’une conjonction de « bonnes nouvelles », entre les mesures gouvernementales – CICE, BPI – et des éléments conjoncturels comme les taux de change, les taux d’intérêts ou encore le coût de l’énergie.

Mais ce qui retient surtout notre attention dans les résultats de notre enquête, c’est que la motivation et le bien-être des salariés est le critère le plus cité parmi les 20 facteurs d’amélioration de la compétitivité.

INFOGRAPHIE

Ce résultat ne doit pas surprendre, dans la mesure où le capital humain est au cœur de toute démarche d’excellence opérationnelle, mais il témoigne d’une prise de conscience largement partagée par les entreprises de tous les secteurs. En effet, il fait consensus dans l’industrie, la construction, les services, l’assurance et la finance.

Doit-on y voir les prémices d’une vraie transformation dans la considération des collaborateurs, pouvant aller jusqu’à la refonte des modèles d’organisation des entreprises ? Le documentaire sur le bonheur au travail diffusé en février dernier sur Arte a par exemple beaucoup fait parler de lui, le réalisateur ayant notamment cherché une corrélation entre de nouveaux modes d’organisation innovants et la croissance des organisations. A ce stade, les exemples mis en avant dans ce film restent anecdotiques mais feront peut-être des émules. De manière plus pragmatique, les répondants de notre étude envisagent aujourd’hui trois grands axes pour développer le capital humain : la culture et l’engagement, le développement du leadership et la formation des talents.

La maîtrise des process reste prioritaire

Dans l’industrie particulièrement, la maîtrise des process est un levier de compétitivité essentiel, cité par plus de la moitié des répondants. En revanche, il est regrettable de voir que seules 8 % des entreprises industrielles positionnent la transformation digitale comme stratégique. En effet, cette dernière à un rôle à jouer à la fois dans la maîtrise des processus et des coûts, deux éléments clés de compétitivité, en permettant à l’usine du futur d’être frugale, intelligente, collaborative et adaptable à des productions différenciées.

Pour en savoir plus sur la compétitivité des entreprises, vous pouvez télécharger notre étude. Si ce sujet vous intéresse, n’hésitez pas à nous contacter.