Depuis plusieurs mois, le poids croissant des entreprises innovantes dans l’économie et plus précisément dans les créations d’emplois est singulièrement mis en avant. En tant qu’organisateurs du Technology Fast 50, qui récompense chaque année les entreprises technologiques les plus performantes, nous avons interrogé les entrepreneurs sur leurs perspectives d’embauche et de développement.

En partenariat avec Harris Interactive et Le Figaro, nous avons donc donné la parole aux dirigeants d’entreprises ayant participé aux précédentes éditions de notre Palmarès. Les 110 répondants à cette enquête menée en juin 2015 nous ont permis de constituer un premier baromètre de l’humeur des dirigeants d’entreprises technologiques de croissance aux résultats très positifs, en accord avec l’image véhiculée dans l’actualité économique.

Les sondés voient effectivement l’avenir d’un bon œil, puisqu’ils sont 88 % à se déclarer optimistes pour l’avenir de leur entreprise, et 90 % pour celui de leur secteur. Leurs prévisions d’embauches corroborent cette vision enthousiaste : 79 % projettent d’embaucher de nouveaux salariés dans les six prochains mois. Dans le détail, près d’un tiers d’entre eux envisage de recruter deux à trois salariés, un quart anticipe plutôt quatre à sept salariés et un autre quart plus de huit salariés. Il ne s’agit donc pas de recrutements à la marge, mais bien d’intentions significatives, preuve de besoins grandissants associés à une croissance solide.

Pour autant, ces objectifs annoncés sont-ils fiables ? L’analyse des recrutements du premier trimestre 2015 va en ce sens, car les trois quarts des répondants ont effectivement fait appel à de nouveaux talents sur la période précédente – 30 % ont employé deux à quatre nouveaux salariés, 27 % de cinq à neuf salariés et 25 % plus de 10 salariés. Sur du plus long terme, les données que nous avions collecté auprès des 428 candidats de l’édition 2014 du Technology Fast 50 nous ont appris que ces entreprises avaient créé plus de 35 000 emplois en cinq ans…

Cela explique sans doute pourquoi, selon les statistiques de Pôle Emploi, les profils d’ingénieurs, cadres d’étude, R&D en informatique et chefs de projets informatiques sont en cinquième position du top 10 des métiers les plus recherchés, hors saisonniers.

La R&D et l’international en ligne de mire

L’autre enseignement de notre baromètre Deloitte-Harris Interactive-Le Figaro, c’est la mobilisation des entrepreneurs autour de la présence internationale et de la R&D, qui constituent les deux fondements de leur développement pour les chefs d’entreprises interrogés. Ces acteurs innovants, qui détiennent une technologie brevetée et/ou investissent massivement en R&D, évoluent dans des domaines, le plus souvent numériques, qui ne connaissent pas ou peu les frontières. Ce positionnement leur offre une vision positive et enthousiaste de l’avenir, au-delà des frontières hexagonales voire européennes, sur un terrain de chasse mondial.

Ainsi, il n’est pas étonnant que 65 % des dirigeants sondés prévoient de développer leur présence internationale au cours du second semestre 2015 – et autant annoncent qu’ils vont augmenter leurs investissements en recherche et développement.

Pour en savoir plus, vous pouvez découvrir notre Palmarès des entreprises technologiques de croissance : le Technology Fast 50. Si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à me contacter.