• Etats-Unis : du mieux, mais qui prépare le retour à la normale des taux d’intérêt… chez eux. Il faut le savoir ! L’investissement des entreprises américaines continue de croître, en liaison avec la remontée des profits, tandis que les ménages achètent davantage de logements et d’automobiles, en liaison avec la reprise de l’emploi. La croissance va donc dépasser 2 % cette année, en attendant plus de 3 % l’an prochain. Donc la hausse des taux d’intérêt va s’enclencher l’an prochain, après la fin, dans quelques semaines, des achats de bons du trésor et de titres hypothécaires par la FED. Cette hausse des taux courts n’est pas dans le radar des marchés.
  • Chine : du « ralentissement voulu », puisque la croissance est en train de passer d’un moteur de demande externe à un moteur de demande interne. Mais entre « ralentissement voulu » et « ralentissement maîtrisé » il y a de la marge. Ensuite, les excédents externes chinois qui permettent d’acheter des bons du trésor américains vont se réduire, les achats de bons de trésor français aussi.
  • Japon : pas encore fini, avec le traitement de choc de l’Abenomics. La croissance est freinée, en liaison avec les hausses de TVA, le yen a baissé. Comme d’autres hausses de TVA vont avoir lieu, il faudra de nouvelles impulsions monétaires pour faire remonter encore l’inflation et baisser le yen. Pendant ce temps, les investisseurs voient les pertes en capital qu’ils subissent et subiront… et vont vers les actions.
  • Zone euro : un ralentissement profond, qui ne peut se résoudre par la seule politique monétaire. La BCE baisse ses taux (fait) puis tentera d’agir directement, si le crédit bancaire ne repart pas. En cours. Et si ceci ne marche pas, puisque les plus grandes entreprises vont vers les marchés obligataires, pas le crédit bancaire ? Et si ceci ne suffit pas pour les PME, dans un monde où les taux américains sont à la hausse ? Monsieur Draghi pourra-t-il acheter alors des bons du trésor sans réaction violente de la Buba ? Là, il y aura d’importants remous.
  • France : une situation préoccupante dans l’alimentaire. Les grandes entreprises et les PME importantes, exportatrices, vont mieux et sont de plus en plus liquides. Mais elles s’interrogent avant d’investir pour accroître leurs capacités, dans un monde à croissance faible. Elles préfèrent accroître leurs liquidités et se lancer dans des fusions. Dans ce contexte, l’emploi n’augmente pas et tout le monde s’inquiète. Les ménages épargnent et serrent encore leur consommation, leur alimentation désormais, après le textile il y a quelques mois.

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