En collaboration avec Valérie Flament, Associée Conseil Transformation Fonction Finance.

Les derniers résultats de notre baromètre d’opinion des directeurs financiers nous ont confirmé le retour de l’optimisme parmi les sondés français, ces derniers se montrant bien plus positifs dans leur perception de l’environnement macro-économique et financier qu’il y a un an. Cependant, si leurs confrères européens font généralement preuve de confiance, tous ne partagent pas le même niveau d’enthousiasme.

La plupart des CFO européens sont prêts à croire aux lendemains qui chantent : comme le montrent les pourcentages, le contexte de morosité cède progressivement la place à davantage d’espérance. Mais certains pays sont davantage sur la réserve que d’autres.

Les directeurs financiers plus optimistes au Royaume-Uni, en Irlande et en Suisse

Parmi les économies développées, le Royaume-Uni dispose des meilleures perspectives de croissance, influençant logiquement la perception des CFO. 71 % d’entre eux pensent que le moment est propice à la prise de davantage de risques. Comparées aux trois dernières années, les prévisions d’embauches et de dépenses d’investissement sont à leur plus haut niveau. Ce sont même 95 % des directeurs financiers britanniques qui s’attendent à une augmentation de l’activité de fusions-acquisitions. Leurs voisins irlandais ne sont pas moins audacieux, puisque 77 % décrivent leur stratégie comme expansionniste (contre 56 % l’an dernier).

Chez les directeurs financiers suisses, le moral est bon. Selon les prévisions des spécialistes, l’économie helvétique va continuer de croître. Près de 80 % des CFO envisagent un accroissement des recettes de leur entreprise dans les 12 prochains mois. Il n’est donc pas surprenant que 42 % des CFO considèrent que la période est favorable pour augmenter leur exposition au risque, soit le niveau le plus élevé en quatre ans. Seule ombre au tableau, l’inquiétude augmente vis-à-vis de la multiplication des réglementations et des risques politiques.

En Norvège et en Allemagne, prudence au programme

Ni particulièrement optimistes, ni pessimistes, les directeurs financiers norvégiens adoptent une posture neutre quant à l’avenir. Des résultats cohérents qui coïncident avec les indicateurs macroéconomiques, puisque les statistiques annoncent une croissance modérée dans les prochaines années. Par conséquent, une majorité des CFO compte opter pour une utilisation défensive de la trésorerie, citant le versement de dividendes aux actionnaires et la diminution de l’endettement comme priorités.

En Allemagne, les directeurs financiers adoptent très majoritairement une vision positive de leurs perspectives économiques dans les 12 mois (89 %). De plus, 45 % des CFO germaniques voient les perspectives financières de leur entreprise sous de meilleurs auspices qu’à la fin 2013. Cependant, malgré un environnement favorable, ils restent prudents et continuent de citer la réduction des coûts comme premier objectif stratégique. En d’autres termes, les entreprises allemandes montrent encore peu d’appétit pour la croissance.

De leur côté, les CFO autrichiens font preuve d’un optimisme mesuré : aucun de ceux interrogés ne croit en une amélioration importante de l’économie, mais 46 % s’attendent à une légère progression. Le niveau des effectifs restera globalement stable, 59 % des directeurs financiers ne prévoyant pas de changement sur ce plan.

La comparaison des résultats du baromètre d’opinion dans les différents pays montre donc que les directeurs financiers européens font globalement preuve d’optimisme, mais n’optent pas tous pour les mêmes stratégies : ils se distinguent notamment par leur plus ou moins grande aversion au risque et par des prévisions d’investissements inégales.

Pour en savoir plus sur les CFO Signals, n’hésitez pas à nous contacter.