En collaboration avec Hervé Phaure, Associé, Risk Advisory. 

Perte de confiance dans la marque, impact sur le chiffre d’affaires, surveillance réglementaire accrue sont autant de conséquences potentielles d’un événement impactant négativement l’image d’une entreprise. Le risque de réputation est ainsi devenu un risque stratégique majeur, si ce n’est le plus important. Pourtant, les entreprises doutent encore de leur capacité à gérer une éventuelle crise.

Selon notre dernière étude mondiale sur ce sujet, près de 9 dirigeants d’entreprise sur 10 considèrent la réputation comme l’aléa stratégique le plus important pour une organisation. Ils sont par ailleurs 41 % à reconnaître qu’un évènement nuisant à leur réputation peut avoir des conséquences sur le chiffre d’affaires. Le péril et l’impact sont donc reconnus, mais difficiles à évaluer. Le caractère transverse du risque de réputation, susceptible de découler d’autres risques ou même d’autres acteurs, participe à ce flou.

Dans un monde d’interconnexions, tout semble lié. Le risque de réputation n’y échappe pas, il est d’ailleurs corrélé à un grand nombre d’autres risques, particulièrement ceux relatifs à l’éthique et à l’intégrité, comme la fraude et la corruption. Les risques afférents à la sécurité sont également connexes, notamment les intrusions physiques et électroniques. Viennent ensuite les risques liés aux produits et services – sécurité, santé et environnement.

Quel que soit le secteur, les scénarios « catastrophes » ne manquent pas. La fraude au président ou les failles de cyber-sécurité font souvent parler d’elles. Les produits défectueux voire dangereux, la pollution ou les conditions de travail des salariés sont également sous le feu médiatique. Les fabricants, sous-traitants, tout autant que les distributeurs peuvent être éclaboussés par un scandale initié par un seul maillon de la chaîne : la vigilance en matière de supply chain est donc cruciale.

Les entreprises n’ont pas encore suffisamment recours aux simulations

Le risque de réputation est une menace que seules 19 % des entreprises interrogées se sentent en mesure de gérer. Si elles sont si nombreuses à douter de leur capacité à faire face en cas de crise, c’est en grande partie en raison d’un manque de préparation.

Plus d’un tiers des entreprises sondées n’effectuent pas de scénarios-tests pour anticiper les situations. Les simulations sont pourtant nécessaires pour répondre à toutes les éventualités. Les dirigeants se montrent conscients de cette lacune, et 57 % d’entre eux souhaitent mettre en place des cellules de crise disposant d’outils d’analyse et de suivi de la marque pour anticiper et gérer les crises.

Si le sujet vous intéresse, n’hésitez pas à consulter notre infographie interactive Reputation@Risk ou à nous contacter.

Infographie Risque de Réputation