L’environnement des entreprises reste bien préoccupant en ce début 2016 : révision à la baisse des prévisions de croissance du FMI, croissance chinoise au plus bas depuis un quart de siècle, doute sur la pérennité de la croissance américaine, risque de bulles (le cours de Netflix a doublé en 2015, Facebook a gagné jusqu’à 40%), croissance en berne en France …Dans ce contexte plutôt morose, les données des défaillances d’entreprises en 2015 ressortent cette année encore à plus de 63 000, un niveau historiquement élevé. La gestion des risques financiers au sein des entreprises est donc une fonction majeure, à ne sous-estimer en aucun cas.

L’importance des volumes des encours clients, la poursuite de pratiques de paiement au-delà des délais légaux, la faiblesse des fonds propres de certaines entreprises font de la fonction de directeur de crédit une activité indispensable des directions financières.

Quelle que soit la taille des entreprises, l’absence d’analyse du risque de non paiement des clients peut leur être fatal, évidemment en terme de profitabilité, mais aussi simplement d’existence.

Le recours à l’assurance crédit est un palliatif indispensable pour qui ne peut disposer d’un personnel qualifié et suffisant pour analyser et gérer le risque client. Les assureurs crédit ne couvrent généralement pas la partie la plus risquée des portefeuilles clients des entreprises qui reste donc à leur charge ; leur rôle est cependant majeur pour couvrir le risque d’insolvabilité des clients.

Pour autant, le recours à l’assurance crédit ne dispense évidemment pas chaque entreprise d’analyser le risque de non paiement de ses clients, anciens et nouveaux, de se fixer des limites de niveau de facturation par client et de disposer d’un système de relance efficace.

Mais si chaque entreprise subit et doit gérer son risque client, elle représente symétriquement un risque client pour ses fournisseurs. La connaissance de l’appréciation portée par les tiers sur son propre niveau de risque de solvabilité est bien utile pour négocier avec ses fournisseurs. Elle permet aussi, en cas de dégradation, de gérer le risque de retrait de ses fournisseurs et de rupture dans la chaîne des achats.

La connaissance de sa cotation à la Banque de France (elle est généralement envoyée à l’entreprise par courrier) et de celles données par les assureurs crédit (les modalités de demande figurent sur la première page des sites internet des assureurs) est donc nécessaire.

L’expérience montre que si nombre de PME et de TPE connaissent mal ou ignorent l’existence de ces cotations, certaines ETI et certaines grandes entreprises ne disposent pas d’une cartographie à jour des cotations attribuées par les assureurs crédit à leurs filiales.

 

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